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Rankrig Rang (6554m) |
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L'expé s'est déroulée en deux parties: -La première où l'on a réalisé la traversée intégrale du Rankrig Rang (6554m) en ouvrant l'arête ouest et en faisant la deuxieme ascension du sommet. -La deuxième où l'on a découvert un spot de granit énorme et vierge de toute ascension.On s'est donc lancé à l'assaut des belles et raides fissures. Après une bonne semaine de grimpe (dur après une expé), on a ouvert deux voies mythiques. |
ASCENSION DU RANKRIG RANG( 6554m ) |
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Après de rudes négociations avec l'agence, nous voilà partis avec la présence d'un officier de liaison (L.O) pour trois jours de transport "extrême" jusqu'à Lambart, terminus de la route. De là, nous attendent quatre jours de marche pour rallier le camp de base situé à 4200m. Durant ces quatre jours, la météo fait son caprice de l'expé, pluie battante pendant 3 jours. Michel, notre routeur météo nous l'avait annoncé avec un bon mètre de neige en altitude (bien vu le mec). La limite pluie/neige descend même jusqu'à 3400m. On commence à se poser des questions sur une éventuelle arrivée au camp de base (C.B). De plus les 15 porteurs refusent de marcher sous la pluie, reprise des négociations. On finit par arriver tant bien que mal au CB. Celui-ci est blindé de neige, on passe donc le reste de la journée à la pelle pour déneiger les emplacements des tentes. Nous sommes le 21 septembre et nous voilà installés au CB, ça paraît être plutôt pas mal. Le temps semble être revenu au beau : la neige n'est présente qu'à partir de 13h ... |
![]() Le lendemain, on monte pour installer le CB avancé (CBA). Grosse découverte, il y a environ 1 m de neige sur le glacier et nous atteignons les 5000m: :imaginez ce que ça peut donner!! En tout cas pour nous, ce fut une dure journée mais le camp est posé. Retour au CB et en route pour l'acclimatation. Celle-ci va se résumer à une semaine de bartasse dans la neige où il est difficile de prendre de l'altitude. L'objectif est défini: traversée intégrale du sommet aux dépens de la face nord où les dangers objectifs sont bien trop nombreux (séracs + grandes quantités de neige). Après une journée au CB en route pour le sommet. |
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Jour 1 On monte prendre pied sur l'arête par un couloir d'avalanche où la neige est tassée. Ouf!! C'est ici au sommet du Mangla Peak (5812 m) que l'on fait le premier bivouac, vue imprenable sur les difficultés du lendemain.
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Jour 2 Nous gravissons une belle arête effilée puis une pente de neige douteuse qui nous amène sous le sommet ouest ateint par un beau ressaut rocheux(III). L'altitude commence a sévèrement nous attraper. Ensuite on prend pied sur la longue arête qui nous amène au sommet après un dernier passage technique. Sommet (6554m) atteint le 2 octobre à 17h sur lequel on décide de passer la nuit. On passe celle-ci à se battre avec l'altitude et la neige transportée par le vent qui finit par tremper intégralement nos duvets. Une des plus rudes expériences dans notre petite carrière d'alpiniste. |
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Jour 3 Le premier rayon de soleil nous ramène à la vie et nous fait vivre un moment grandiose et unique. Après un rangement du bivouac et un réchauffement des loques, on attaque prudemment la descente. Cette arête est la voie de l'ouverture réalisée par Chris Bonington en 94. Un dernier rappel nous amène sur le plat du glacier où, exténués, nous effectuons une dernière trace vers le CBA puis vers le CB. Ce fut pour nous une magnifique expérience. Au final cette ouverture n'est pas techniquement extrême mais notre objectif est tout de même atteint malgré une neige trop abondante. Cela nous a permis d'apprendre ce qu'est réellement une vraie expédition. |
OUVERTURE GRANITIQUE |
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Nous voilà de retour au terminus de la route où se trouve le petit village de Lambar surplombé d'une belle face de granit. C'est ici qu'on reste une dizaine de jours pour grimper sur ce granit. .
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Au final deux belles voies sont ouvertes: -La première compte 6 longueurs pour une cotation autour de 6c/A1 et taffonies. -La deuxième nous amène à utiliser le tamponoir et les crochets pour franchir une dalle compacte sur arquet dont on laisse définir la cotation aux éventuels répétiteurs. Pour le reste, les fissures s'enchainent sans répit en passant du piton extra plat au camalot numéro 6 et sans oublier les pendules.. |
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Au final, 5 grandes longueurs ( autour de 7b/A2 )qui ne mènent malheureusement pas au sommet de cette belle aiguille, le froid automnal a eu raison de nous. |
L EQUIPE AU COMPLET![]() |
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